Strindberg à La Valette

Une bouleversante "Danse de Mort" adaptée par Jacques De Decker


Rencontre Hélène Theunissen et Edmond Morrel. Première partie. (28.1 Mo)

Rencontre Hélène Theunissen et Edmond Morrel. Seconde partie. (12.1 Mo)

Strindberg à La Valette

LA DANSE DE MORT d’ August Strindberg Adaptation nouvelle de Jacques De Decker

Une pièce d’une densité étourdissante, magistralement interprétée par un trio de comédiens de tout haut vol, incarnant des personnages féroces qui se déchirent dans la désillusion de leurs rêves perdus. Dans une mise en abyme de la solitude impossible à vivre et à choisir, August Strindberg met en place une machinerie métaphorique de la cruauté des couples déchirés mais soudés autant par les années que par la haine et la détestation.
La mise en scène de Daniel Scahaise se déploie dans la spirale d’une scénographie circulaire offrant aux spectateurs à la fois une proximité hypnotisante et un point de vue constamment modifié.
L’adaptation de Jacques De Decker est écrite sur mesure pour les comédiens qui peuvent, dans la fluidité limpide du langage dramatique, se livrer corps et âme à leurs personnages et les nourrir d’une humanité déchirante.
Prenez la route de Ittre...le théâtre de Leonil Mac Cormick est à un jet de pierre de Bruxelles. Un grand théâtre exigeant vous y attend et vous sortirez de cette "Danse de mort" comme d’un voyage émouvant et tourmenté dans l’humanité déchirée des personnages de Strindberg.
Helène Theunissen évoque, dans la première partie de l’interview qu’elle m’a accordé, la complexité des personnages, l’actualité de celui qu’elle incarne et de la pièce de Strindberg. Elle analyse ensuite, dans la seconde partie de l’entretien, le travail d’adaptation du texte par Jacques De Decker.

A voir...jusqu’au 31 mai.

Edmond Morrel

Au Théâtre de la Valette du 30/4 au 31/5 2009 les jeu, ven, sam à 20h15 – les dim à 18h00 dim 24/5 à 14h00 et 18h00

Communiqué :
« La Danse de mort ! » A beaucoup de spectateurs ce titre peut paraître lugubre. Il aurait pu à l’avance décourager le public. Strindberg avait beaucoup hésité à intituler son drame ainsi. Or il opta pour La Danse de mort, car il souhaitait primitivement faire danser son héros aux accents de La Danse macabre de Saint-Saëns. Mais, Ibsen ayant déjà utilisé le thème essentiel de cette composition pour souligner un effet de terreur dans John Gabriel Borkman, Strindberg dû se rabattre sur La Marche des Boyards.

La Danse de mort (1900) se déroule dans une Île, dans un monde bien clos - nous sommes dans la tour d’une forteresse - qui constitue pour les protagonistes une arène, un lieu de supplice où ils servent mutuellement de bourreau.

... heureux et malheureux ... solitaires et unis ... amoureux et pleins de haine ...

Après « Les Liaisons dangereuses » et, dans un autre registre, « Boulevard Feydeau », à nouveau, Théâtre en Liberté choisi une pièce qui parle de la difficulté à vivre en couple, dans notre société. Le couple Merteuil et Valmont vit une « liaison dangereuse » ; on jouit par le semblant d’amour, par la destruction de l’autre.

Feydeau étranglerait bien sa femme après trente années de vie commune.

August Strindberg décrit la danse de mort d’un couple qui vit ensemble depuis un quart de siècle. Ils se terrorisent, se blessent, se castrent ; la haine comme revers obligatoire de l’amour ... semble-t-il. Pourquoi le capitaine et Alice, son épouse et ex-actrice, restent-ils ensemble ? Sont-ils même heureux dans ce huis clos ? Au premier regard, tout semble clair, établi. Mais un ancien ami, Kurt, vient les voir, après une longue absence. Amoureux d’Alice, il ne laisse plus transparaître ses sentiments, depuis qu’elle a épousé le capitaine. Il essaie tout au moins.

Hélène Theunissen, Bernard Marbaix, Jean-Henri Compère, s’emparent d’une écriture qui révèle, sous la tragédie, un humour féroce et une tendresse immense pour ses personnages. Trois acteurs au sommet de leur art vont se confronter, dans l’arène avec une des plus profondes, une des plus terribles et belles pièces sur le combat que mène l’être humain pour vivre sa solitude. Le théâtre comme grand Art tente de rendre visibles les âmes.

Le plaisir du théâtre, c’est aussi de voir trois fauves s’ébrouer dans un texte magnifique pour s’y épanouir en toute liberté.

Daniel Scahaise, metteur en scène.

UNE PRODUCTION THEATRE EN LIBERTE

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