"Le mort" de Pascale de Trazegnies

Ecoutez Pascale de Trazegnies au micro d’Edmond Morrel


Ecoutez Pascale de Trazegnies au micro d Edmond Morrel (47.4 Mo)

"Le mort" de Pascale de Trazegnies

"Le Mort" de Pascale de Trazegnies dans la collection "Plumes du Coq" aux editions Weyrich

Décidément la collection "Plumes du Coq" tient ses promesses. En ajoutant à son catalogue "Le mort" de Pascale de Trazegnies, les éditeurs (Frédéric Saenen et Christian Libens) démontrent, si besoin en était, leur volonté de refléter la littérature francophone de Belgique dans une diversité réjouissante, salutaire et vivifiante. Les livres se répondent parfois par auteurs interposés. Ainsi Michel Host (dont "Une vraie jeune fille" avait été publié l’année dernière sous la même enseigne ) signe la postface du roman de de Trazegnies. Ainsi la plupart des auteurs ont donné au moins deux titres aux "Plumes du Coq" dont le catalogue compte plus de trente titres en 2016. Certains publient aussi dans d’autres collections du même éditeur. C’est le cas de Christian Libens qui vient d’y publier (avec Michel Carly) "La Belgique de Simenon" une exploration érudite, intelligente et illustrée (une iconographie exceptionnell !) du terroir belge, encrier dans lequel plongent les racines de l’oeuvre simenonienne - nous y reviendrons lors d’un prochain entretien avec les auteurs...tout est question d’agenda !).
Evoquer le livre hypnotique de Pascale de Trazegnies ne peut se faire sans l’affadir : il faut y entrer, se laisser porter par l’écriture sans fard de la romancière, qui est aussi musicienne et fait de chaque phrase une mélopée que l’on serait tenté de lire à haute voix, lancinante et violente à la fois, portant le lecteur hypnotisé dans l’exploration des entrelacements d’Eros et Thanatos. Ouvrez le livre, vous ne le refermerez que sur les derniers mots "A jamais" .

Edmond Morrel, le 18 juin 2016

Sur le site de Pascale de Trazegnies

Une biographie :
Pascale de Trazegnies naît à Bruxelles et passe son enfance dans le château médiéval de Corroy-le-château, dont l’origine remonte au 13ème siècle.
Très jeune, elle est mise dans des pensionnats catholiques où elle poursuit des études classiques (humanités gréco-latines).
Elle obtient un diplôme de sciences politiques à l’Université de Louvain, avec grande distinction. Son mémoire porte sur « L’Intégration européenne et la théorie générale des systèmes ».
Rapidement, elle bifurque vers la musique, se perfectionnant en chant, solfège et art lyrique à l’Académie d’Ixelles.
Dans les années 70, elle fonde avec Daniel Schell le groupe COS, dont elle devient la chanteuse attitrée. Elle y joue également du hautbois et de l’orgue.
Sa voix cristalline y est surtout utilisée comme un instrument. Elle décline toutes sortes de vocables, onomatopées ou langages disparates, tantôt écrits, tantôt improvisés.
Après plusieurs disques et des tournées dans le monde entier, Pascale quitte COS et s’installe à Paris.
Elle participe à d’autres expériences musicales avec des musiciens comme Dick Annegarn et John Greaves, et se produit en solo sur des scènes dites « branchées », notamment les 120 nuits et le Palace à Paris, où elle fait sensation en « diva-rock ».
Mais c’est le festival Polyphonix, où elle apparaît à plusieurs reprises avec Jean-Jacques Lebel ou Jacqueline Cahen, qui agit comme un déclic… Les mots envahissent le terrain de la musique.
Elle publie un premier roman, « l’Etat de veille », immédiatement remarqué par Bernard Fixot qui vient de monter sa propre maison d’édition.
Elle publie d’autres livres chez Fixot, puis chez différents éditeurs, toujours dans une veine intimiste et avec un souci de ne pas se dérober face à la description de la sexualité, qu’elle considère comme pulsion fondatrice du comportement humain.
Ainsi, les scènes érotiques sont assimilées au récit, surgissant dans une écriture très personnelle, à la fois crue et lyrique.
Les sujets de ses livres abordent certains à priori de façon tangente, ce qui en rend la lecture tendue et parfois déconcertante.
Elle travaille également dans le cinéma, en collaborant à l’adaptation de dialogues de films en langue anglaise.
Elle fait actuellement des lectures publiques de ses livres.
Fidèle à la notion de « transversalité », elle cherche à explorer le rapport délicat entre le texte, l’image et le son, tout en défendant le texte écrit comme vecteur de cette exploration pluridisciplinaire.
Le sang de la chair.

Sur le site de l’éditeur

"À la mort de son père, une jeune femme revient sur les lieux de son enfance. Constatant l’incommunicabilité des rapports familiaux et la double vie du père, elle cherche à briser le nœud qui l’enserre en errant dans Bruxelles, la nuit. Elle sait que seul un événement fort pourra exorciser la mort… Un conte contemporain où l’éros est brut, sombre, vibrant."

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