Le Musée Delvaux à Saint Idesbald fait peau neuve

Ecoutez la conservatrice du musée Julie Van Deun au micro d’Edmond Morrel


Ecoutez Julie Van Deun au micro d’Edmond Morrel (20.3 Mo)

Le Musée Delvaux à Saint Idesbald fait peau neuve

Le Musée Delvaux à Saint-Idesbald

Exposition "Paul Delvaux , best wishes" (du 4 avril 2015 au 3 janvier 2016)

Saint-Idesbald est un village sur la côte belge, à quelques kilomètre de la frontière française. Il est connu dans le monde entier par tous ceux qui s’intéressent à la peinture et savent que s’y trouve le musée consacré à un des plus grands peintres du XXème siècle, Paul Delvaux.
Ce musée privé, attaché à la Fondation Paul Delvaux créé en 1982 du vivant du peintre qui venait souvent y passer quelques heures, a été plusieurs fois adapté aux exigences de la muséographie moderne. Il vient de bénéficier d’une véritable cure de jouvence en 2015.
Si vos pas vous conduisent à Saint Idesbald, arrêtez vous pour déjeuner à Het Vlierhof, écoutez le vent du Nord chanter dans les peupliers et irriser l’étang du jardin, puis entrez dans ce musée qui présente la plus grande collection au monde d’oeuvres de Paul Delvaux sur une aire d’exposition de plus de 1000 mètres carré.
Nous avons fait la visite sous la conduite enthousiaste de Julie Van Deun, conservatrice du musée et instigatrice inspirée et enthousiaste de la valorisation du musée créé par son père, filleul du peintre.
Le musée se donne de nouvelles ambitions : expositions thématique régulières, accès aux archives pour les chercheurs, création d’une database, publication d’ouvrages de référence... Ecoutez Julie Van Deun : vous ne résisterez pas à vous rendre dans ce petit village de la côte belge, berceau de l’inspiration de plus d’un peintre dont Delvaux n’est pas des moindres...

Edmond Morrel à Saint-Idesbald, le 6 mai 2015 à la Fondation Delvaux

... et à Het Vlierhof Paul Delvauxlaan, 44 à 8670 Koksjde (hetvlierhof@skynet.be )

Sur le site de la Fondation Delvaux :

Cette année, le Musée Paul Delvaux de Saint-Idesbald souhaite mettre l’accent sur les archives de la Fondation Paul Delvaux. Celle-ci possède, en effet, une collection de plus de 3000 oeuvres et un fonds d’archives important qui recèle des trésors inédits. Trente cinq ans après sa création, c’est avec enthousiasme qu’elle inaugure ainsi une politique qui se veut scientifique en consacrant à l’oeuvre de Delvaux un cycle d’expositions annuelles et une nouvelle collection de publications.

Au travers de la présente et première exposition Paul Delvaux’s Best Wishes, est dévoilée une sélection de 21 dessins réalisés par l’artiste, entre 1955 et 1960, pour illustrer ses voeux et ceux de son épouse Tam. La sélection s’est faite au départ d’une trentaine de projets dont la majorité est présentée au public pour la première fois. Seuls huit d’entre eux sont déjà sortis de leur carton. En effet, en 2008, ils furent présentés à Liège, pour l’exposition De demain à Delvaux : Delvaux, peintre des gares, mais leur nature inédite n’étant pas indiquée, ils ne furent pas identifiés comme tels. En 2012, à l’occasion de la célébration de trente années de collaboration entre la Fondation Paul Delvaux et le Japon, elle offrît aux Nippons la primeur de quelques-uns de ces dessins lors de l’exposition itinérante Odyssey of a Dream.

Ces créations, exécutées avec beaucoup de finesse sont surprenantes, parfois même insolites. Elles ont en commun la nostalgie du temps passé, thème précieux et récurant dans son oeuvre. L’artiste aime nous plonger dans ses souvenirs d’enfance, le spectateur averti est habitué à ce type de voyage.

Le travail du dessin à la plume évoque quelque peu la ligne claire de la bande dessinée et est réalisé sur papier calque, probablement pour pouvoir reproduire plus facilement, et de manière multiple, ses projets. Une scène représentant la Mère à l’Enfant laisse percevoir les traces de crayon qui ont précédé la reprise à l’encre de Chine. La majorité d’entre elles se déclinent sur un double feuillet. L’un est occupé par le dessin tandis que l’autre porte un texte calligraphié, parfois brut et direct ou tel une enluminure destinée à véhiculer le message principal, transmettre les bons voeux de Tam et Paul. Parfois l’artiste intègre directement les lettres au dessin comme si l’un ne pouvait pas aller sans l’autre.

Parcourir l’exposition permet de réaliser combien l’approche traditionnelle de la fête de Noël domine. Elevé dans une famille bourgeoise, Delvaux reçoit une éducation régie par les valeurs chrétiennes qu’il respecte même s’il n’est nullement pratiquant. Son travail artistique nous démontre d’ailleurs combien la religion fut une source d’inspiration féconde. Trois projets font une référence explicite à la Bible et renvoient aux scènes qui inspirèrent les plus grands artistes : la Nativité, la Pietà et l’Adoration des Rois mages.

Doucement, les paysages se familiarisent avec l’imaginaire du peintre, les rues de Jérusalem se couvrent de « chapeaux boules » sortes de pavés bombés, des poteaux électriques émergent sous la voûte céleste scintillante de mille étoiles, la lune, astre delvalien par excellence, apparaît comme un clin d’oeil inconscient du peintre à son monde intime, des personnages commencent à peupler le paysage.

Dès lors, les parallèles existant entre ces cartes de voeux et certains tableaux ne surprennent plus. De façon évidente, on pense à Nuit de Noël, mais en poussant l’exploration on retrouve des éléments et des détails présents dans Solitude, La gare forestière, Le canapé bleu ou encore, Toutes les lumières.

La thématique récurrente du train trouve elle aussi, et fort logiquement, un large écho au sein de ces compositions apaisées. Un tiers des projets y est consacré par celui qui rêvait petit d’être chef de gare et qui a toujours gardé la nostalgie des locomotives à vapeur. Est-ce là le symbole du passage d’une année à l’autre ? A chacun de trouver sa propre interprétation.

Sans se trahir, Delvaux offre une vision adoucie de la sphère intime où la femme occupe invariablement une place privilégiée. Peut-être détient-elle secrètement les clés de ce monde mystérieux où elle déambule dans l’épaisseur du silence ?

EXPOSITION ACCESSIBLE
04.04.15 au 30.09.15 du mardi au dimanche, de 10h30 à 17h30
01.10.15 au 03.01.16 du jeudi au dimanche, de 10h30 à 17h30
et lors des vacances scolaires

Pour contacter l’équipe de la Fondation, veuillez nous écrire un mail à info@delvauxmuseum.com, ou écrire à l’adresse suivante :
FOUNDATION PAUL DELVAUX MUSEUM
Paul Delvauxlaan, 42-8670 St. Idesbald - Koksijde - BELGIUM
Tel : +32 (0) 58 51 09 08 Fax : +32 (0) 58 52 12 73

A visiter aussi : le site de la commune de Koksijde

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