La poésie pour exténuer la fatalité...

Un recueil d’une vitale densité


Rencontre André Sarcq et Edmond Morrel (20.9 Mo)

Lecture de trois poèmes par André Sarcq (6.3 Mo)

La poésie pour exténuer la fatalité...

André Sarcq a le visage anguleux de ceux qui ont traversé des tempêtes intérieures et qui en reviennent avec le tourment de dire les mots qui touchent juste et de ne choisir que ceux qui transmettent l’essentiel. Ce "Carnet d’exténuation" a été écrit au fil du destin d’un jeune homme condamné. Il n’était pas destiné à être publié. L’écriture a été compagne d’agonie, puis d’inattendue guérison.

Ce n’est pas la maladie, le SIDA, qui mené André Sarcq à la poésie. Il avait choisi cette forme de création de tous temps. Mais la souffrance physique et morale qu’il vivait, le chagrin qu’elle engendrait autour de lui, la lumière qui s’échappait comme le sable fin entre les doigts enfantins, lui ont insufflé une prosodie émue et belle, comme prosternée devant la beauté évanescente des coeurs meurtris, devant l’estompement des rivages effleurés par la navigation du corps agonisant.

Ecoutez André Sarcq témoigner de ce travail de survie, tenter de comprendre ce mouvement poétique qui lui a été ce que l’oxygène est au noyé ou la musique à l’aveugle. La poésie ouvre des voies insoupçonnées à celui qui l’écrit, à celui qui la lit.
Avancez dans le cheminement poétique de ce recueil, laissez-vous guider par la voix du poète.
Vous en sortirez ému et réhabilité à vivre pleinement. Vous entendrez l’émotion qui étreint le poète à évoquer celle, sa soeur, qui le soignait en dépit de tout.

Edmond Morrel

Présentation de l’éditeur"Les Impressions nouvelles"

(Sur le site, vous pouvez lire un extrait de "Carnet d’exténuation")

"Carnet d’exténuation" est un livre issu de vingt ans d’écriture et de vécu. Victime du sida à la fin des années 80, l’auteur a d’abord témoigné de son expérience par des poèmes disant l’attente de l’agonie, puis par des textes sur l’agonie « proprement » dite et sur l’amère stupéfaction de la survie, enfin par de nouveaux poèmes sur le retour incrédule au « simple » bonheur d’être. Ce livre n’a pas été prémédité. Il n’a rien d’un journal. Son unité ne s’est imposée qu’après coup, quand l’auteur a commencé à faire un tri dans le travail d’écriture qu’il n’avait jamais cessé de pratiquer. L’expérience qui se retrace ici est à la fois universelle et incomparable, unique, sans commune mesure, comme l’est aussi la voix poétique d’André Sarcq qui atteint dans ce livre une justesse et une profondeur rares dans la littérature sur la maladie. Un livre exceptionnel, par la trajectoire évoquée et par l’éblouissement d’un style pourtant très précis.

André Sarcq est né dans le Poitou en 1958. Il vit à Paris. Il a publié un livre de poésie remarqué aux éditions Actes Sud, La Guenille (bourse CNL de la poésie, 1995). Depuis 1996, il poursuit parallèlement des travaux d’écriture poétique et dramatique. Il a publié plusieurs pièces aux Impressions Nouvelles : Comme le mot neige (bourse Beaumarchais, 2003), La tresse (bourse DMDTS d’écriture dramatique, 2002), Nous nous dirons donc vous (2004), et plus récemment Un crépuscule admirable – Rarogne.

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